
Niveau 1 : Réviser les bases
Exercice 1 : Travail emploi
1. Précisez si ces individus ont un travail, un emploi ou aucun des deux. Précisez également s’ils sont actifs occupés, actifs inoccupés ou inactifs.
1. Maria est étudiante et donne des cours de soutien bénévolement dans une association
2. Paulette est secrétaire à la mairie depuis une vingtaine d’années
3. Moussa est un étudiant qui travaille le week-end à Mac Donald
4. Marie est une mère au foyer qui s’occupe du ménage et élève six enfants
5. Hakim est un garagiste qui travaille à mi-temps
6. Mireille est une vendeuse au chômage depuis deux ans
7. Eva fait des ménages « au noir » et touche le chômage
2. Pour chacune des propositions ci-dessous, précisez si elle est vraie ou fausse:
1. Les chômeurs sont des inactifs
2. Les bénévoles sont des inactifs
3. Le taux de chômage mesure la part des personnes qui cherchent un emploi parmi celles qui sont inactives
3. Complétez le schéma avec les mots suivants : personnes au foyer, population active, étudiants et retraités sans travail à côté, population active inoccupée, population active occupée, chômeurs, population inactive, bénévole
Exercice 2 : que font les jeunes en sortant de l’école ?
1. Rappelez ce qu’est un CDI. Quels sont les grands autres types de contrats de travail existants ?
2. Choisissez la bonne lecture de la donnée soulignée :
- En 2016, en France, selon l’INSEE, sur 100 jeunes actifs sans diplôme, 34 étaient en emploi.
- En 2016, en France, selon l’INSEE, sur 100 jeunes en CDI trois ans après leur sortie du système scolaire, 34 sont non diplômés.
- En 2016, en France, selon l’INSEE, sur 100 jeunes en emploi trois ans après leur sortie du système scolaire, 34 sont en CDI.
- En 2016, en France, selon l’INSEE, sur 100 jeunes sans diplôme et en emploi trois ans après leur sortie du système scolaire, 34 étaient en CDI
3. Faites les calculs nécessaires pour remplir la dernière colonne du tableau.
4. Faites une phrase donnant la signification de la dernière donnée que vous avez calculée (tout en bas à droite du tableau)
5. Complétez le texte ci-dessous :
D’après cette étude de l’INSEE datant de 2016, plus le niveau de diplôme est élevé, plus les risques d’occuper un emploi à durée limitée sont …………. De plus, plus le niveau de diplôme est faible, plus les risques de chômage sont ……………..
Niveau 2 : Aller plus loin pour briller en Première
Exercice 1 : qu’est-ce que la précarité ?
1. Pourquoi ces individus doivent-ils cumuler plusieurs emplois ?
2. Quelles sont les trois principales conséquences de la précarité de l’emploi évoquées dans ces témoignages ?
En première, tu aborderas les conséquences du chômage et de la précarité sur le lien social, ce qui sera l’occasion de découvrir le concept de « disqualification sociale »...
Exercice2 :
Exercice 3. Disqualification sociale
J'ai élaboré le concept de disqualification sociale dans mes recherches sur les formes contemporaines de la pauvreté dans le prolongement des travaux de Georg Simmel au début du XXème siècle sur le statut des pauvres. L'objet d'étude qu'il propose n'est pas la pauvreté ni les pauvres en tant que tels mais la relation d'assistance entre eux et la société dans laquelle ils vivent. La disqualification sociale correspond à l'une des formes possibles de cette relation entre une population désignée comme pauvre en fonction de sa dépendance à l'égard des services sociaux et le reste de la société.
J'ai par la suite élargi le concept de disqualification sociale au monde du travail en examinant et comparant les formes de l'intégration professionnelle. À partir d'une enquête auprès d'un échantillon diversifié de salariés, laquelle a abouti à la publication du Salarié de la précarité, j'ai pu constater que le processus de disqualification sociale ne commence pas obligatoirement par l'expérience du chômage, mais que l'on peut trouver dans le monde du travail des situations de précarité comparables à l'expérience du chômage, au sens de la crise identitaire et de l'affaiblissement des liens sociaux. Rappelons ici, brièvement, que la précarité des salariés a été analysée en partant de l'hypothèse que le rapport au travail et le rapport à l'emploi constituent deux dimensions distinctes de l'intégration professionnelle, aussi fondamentales l'une que l'autre. C'est ainsi que le type idéal de l'intégration professionnelle a été défini comme la double assurance de la reconnaissance matérielle et symbolique du travail et de la protection sociale qui découle de l'emploi. La première condition est remplie lorsque les salariés disent qu'ils éprouvent des satisfactions au travail, et la seconde, lorsque l'emploi qu'ils exercent est suffisamment stable pour leur permettre de planifier leur avenir et d'être protégés face aux aléas de la vie. Ce type idéal, qualifié d'intégration assurée, a permis de distinguer, par déduction, et de vérifier ensuite empiriquement, trois types de déviations : l'intégration incertaine (satisfaction au travail et instabilité de l'emploi), l'intégration laborieuse (insatisfaction au travail et stabilité de l'emploi) et l'intégration disqualifiante (insatisfaction au travail et instabilité de l'emploi). L'intégration disqualifiante affecte alors les deux sources du lien social : la protection du fait de l'instabilité de l'emploi, la reconnaissance du fait de l'insatisfaction au travail.
«Le lien social : entretien avec Serge Paugam », Entretien réalisé par Anne Châteauneuf-Malclès pour le site ses.ens-lyon.fr, publié le 06/07/2012.
Questions :
1. Qu’est-ce que la disqualification sociale selon Serge Paugam ?
2. En quoi le travail et l’emploi donnent-ils accès à l’intégration assurée d’après Serge Paugam ?
3. Le processus de disqualification sociale ne touche-t-il que des chômeurs ? Pourquoi ?
4. A l’aide du tableau suivant, caractérisez les différents types d’intégration non assurée.