Cécile Paulin, Directrice de Programme Adjoint
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Abstract:
Le commerce international s’est profondément transformé au cours des dernières décennies, qui ont été marquées par le développement des échanges de biens intermédiaires, du commerce intra-firme et d’une nouvelle division internationale du travail. Avec la multinationalisation des firmes et l’externalisation d’activités, la production s’internationalise et les produits sont désormais conçus à l’échelle de la planète. D’où vient cette « décomposition internationale des processus productifs » ? Quels en sont les acteurs et les vecteurs ? Quelles logiques territoriales sous-jacentes sont à l’œuvre dans ce processus ? Quels en sont les effets pour les systèmes économiques et sociaux des territoires impliqués ?
Les programmes de géographie s'intéressent à la mondialisation à plusieurs échelles. A l'échelle globale, les élèves sont amenés à s’interroger sur les choix de localisation des différentes étapes de production : conception, fabrication, assemblage etquels facteurs de localisation permettent à une entreprise de choisir de s'installer dans un territoire plutôt qu'un autre. A l'échelle locale, quelles dynamiques territoriales découlent des choix de localisation d'une firme et quel est le rôle des acteurs locaux ?
Le thème de l’éclatement géographique des chaînes de production apparaît dans le deuxième thème d’économie du programme de Terminale ES, plus particulièrement dans le questionnement « Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ? ». Il s'agit de montrer aux élèves comment une firme devient une firme multinationale et quels rôles celles-ci ont joué dans l’évolution du commerce international puis d’étudier les stratégies de localisation des FMN et leurs conséquences.
Que cela soit dans les programmes d’histoire-géographie ou de SES, l’éclatement des chaînes de production renvoie à la problématique plus vaste des stratégies de localisation des FMN à l’échelle internationale et donc de la dynamique territoriale locale.
Isabelle Méjean, Economiste, Ecole polytechnique